Kenya 2013 Introduction

Introduction au projet Kenya 2013

Bonjour à tous nos lecteurs,

Nous achevons notre première semaine au Kenya et, après six jours de travail, nous profitons d’une journée de repos bien méritée. Jessie et moi avons maintenant le temps de vous tenir au courant des débuts de notre périple au Kenya. Nous avons conclu qu’étant la French-Canadian du groupe, la tâche m’incombait de rédiger un article en français, ce qui est loin de me déplaire. Cette première publication sera plutôt une mise en contexte; les suivantes seront sans doute plus descriptives ou anecdotiques.

Notre projet au Kenya, en association avec l’organisme Farmers Helping Farmers, consiste à collaborer avec une coopérative locale, Wakulima Dairy Ltd., afin d’évaluer le rapport coûts/bénéfices d’une meilleure alimentation pour les vaches laitières en lactation ainsi que pour leurs veaux nouveau-nés.

Je suis arrivée à Nairobi le lundi 24 juin vers 1h30. Après un semblant de nuit dans une auberge (« Guest House »), j’ai rencontré mes deux mentors, Dre Shauna Richards (la responsable canadienne du projet de recherche) et Dr John Van Leeuwen (son superviseur). Nous avons passé l’avant-midi au Nairobi College of Veterinary Sciences avec Dre Gertrude Shepelo (la responsable kenyane du projet de recherche) afin de réviser les documents et questionnaires du projet.

En après-midi, nous sommes retournés à l’auberge, où nous attendait Jessie, arrivée quelques heures plus tôt. Nous avons fait connaissance et avons clarifié quelques aspects du projet. Le lendemain, nous avons pris la route de Mukurwe-ini, village au cœur de la région où se situent les fermiers associés à la coopérative. Ce n’est que mercredi que le vrai travail a commencé.

Wakulima Dairy Ltd. nous fournit à chaque jour une liste de fermes comprenant une vache en fin de gestation ou qui a vêlé il y a moins de cinq jours. Pendant que Shauna et Shepelo remplissent un questionnaire avec le propriétaire de la ferme – non sans l’aide de notre traductrice Priscilla – Jessie et moi nous chargeons de l’examen général des bovins, de vérifier la présence ou l’absence de mammite chez les vaches en lactation, de prendre un échantillon de sang pour chaque veau à l’étude, d’étiqueter (« tager », en bon québécois) la vache à l’étude ainsi que son rejeton, de repérer les éléments du logement à améliorer, etc. Les fermiers reçoivent également des instructions à suivre concernant l’alimentation de la vache et du veau à l’étude. Les deux premiers jours sur le terrain, nous travaillions tous les cinq ensemble, mais désormais, nous sommes séparés en deux équipes pour couvrir plus de fermes : Shepelo avec John; Shauna avec Jessie et moi.

Chaque équipe visite de cinq à six fermes par jour; chaque ferme comprend habituellement d’une à quatre vaches, de zéro à quatre génisses et de zéro à trois veaux. Nous ne parcourons pas nécessairement de longues distances, mais il faut considérer que nous conduisons sur des chemins de terre étroits serpentant à flanc de collines escarpées. Cette géographie particulière nous donne droit à notre petit orchestre privé, composé du chant de la suspension, du roulement tonitruant du moteur, du vibrato des portières, des percussions dans le coffre arrière et d’autres sons dont il vaut sans doute mieux ignorer l’origine.

Le soir, nous retournons à la maison que nous louons, non loin de la coopérative, où nous attend Francis, notre cuisinier, avec un souper constitués de plats locaux. Une fois repus, nous préparons la paperasse pour le lendemain et discutons de sujets divers.

 

L’interaction avec les habitants de la région, les différences culturelles, les paysages exotiques et l’expérience que nous acquérons sont des sujets trop vastes pour être abordés dans une première publication.

 

Au plaisir de vous faire rêver davantage dans les semaines à venir,

 

Jessie et Geneviève