Des nouvelles de Jérôme en Ouganda

Le blog a été un peu négligé dernièrement, mais en faisant un résumé nous avons participé à la journée de défense des droits des enfants africains qui a lieu le 16 juin. Il y avait plusieurs activités organisées par la FAOC (notre partenaire local, Fondation for Orphaned Children) telles qu’une parade avec de la musique produite par les élèves  d’une des 4 écoles invitées, des poèmes, de la danse et de la peinture. Nous avons organisé deux jeux. Le premier était de nous mettre dans une boîte de carton avec un trou et les couleurs d’une cible autour du visage pour que les enfants nous lancent des éponges mouillées. Le jeu a été apprécié par les enfants, puisqu’ils riaient énormément, cependant certains sont de très bon lanceurs et je voyais parfois de la panique dans les yeux de Scott et Steve qui étaient dans les boîtes (moi je prenais des photo!). Ensuite il y a eu des piniatta remplies de bonbons, ce qui était plus compliqué à organiser entre autre parce que les enfants désiraient les bonbons avec trop d’enthousiasme et qu’ils ne respectaient pas la distance sécuritaire par rapport à la piniatta lorsqu’un autre participant s’approchait pour la frapper avec un bâton les yeux bander.

Nous avons aussi organisé une journée d’entrainement pour les paravets de tous les villages. Nous étions satisfaits des compétences qu’ils possédaient. Ils savaient très souvent quand administrer un vermifuge, des antibiotiques et traiter contre les tiques. Nous avons faits des cas cliniques et nous avons revus certaines notions comme le traitement d’un abcès et l’importance d’un abri propre pour les chèvres. Les paravets étaient très enthousiastes et contrairement à plusieurs autres réunions, personne ne dormait. Ils ont même insisté pour avoir plus de formation au cours de l’été. Quelques jours après nous avons eu de la rétroaction de la part d’une paravet qui disait que tous les paravets en général étaient très motivés depuis la journée de formation et qu’ils travaillaient fort. Cela nous a donné l’idée à Steve et à moi d’acheter des vélos pour les paravets parce qu’ils éprouvent toujours certaines difficultés de transport. Le paravets sont déjà motivés. Plusieurs se disent très contents de leur nouveau rôle (depuis qu’ils sont paravets) dans leur village. Ils ont plus de considération de la part des autres villageois et cela revenait dans les témoignages de chaque paravet que nous avons interrogé. Peut-être que s’ils avaient toutes les ressources nécessaires pour faire leur travail et que nous pouvions remédier au problème de transport, nous pourrions améliorer significativement la santé générale des chèvres dans les villages. Cependant, en Ouganda les femmes ne font pas de vélo, mais selon les travailleurs de la FAOC c’est tendance culturelle pourrait être renversée… Cette option reste à évaluer.

Après la journée d’entrainement nous avons commencé à préparer des journées de vaccination pour tous les villages. Cette année nous pouvons vacciner contre la brucellose pour la première fois. Ceci étant dit, ceci double le coût relié à la vaccination, ce qui veut dire que les villageois devront dépenser environ 90 cents (2000 shillings ougandais) pour vacciner chaque chèvre. Déjà, plusieurs trouvent le coût trop élevé. Nous avons vacciné environ 80 chèvres dans un des 18 villages. La vaccination de toutes les chèvres dans tous les villages représente un travail considérable qui pourra être effectué par les paravets dans le futur.

Nous avons aussi préparé un questionnaire que les travailleurs de la FAOC remplissent avec les bénéficiaires. Ce questionnaire nous aidera à évaluer l’impact économique de l’attribution de chèvres. De plus, nous essayons d’établir un lien entre les soins attribués aux chèvres par les bénéficiaires (vaccins, vermifugation, technique de régie etc.) et le succès de leur entreprise. Nous voulons aussi connaitre la motivation de bénéficiaires face au projet, c’est–à-dire s’ils entrevoient la possibilité de faire plus d’argent en reproduisant leurs chèvres et en investissant dans des vaccins d’autres soins pour leurs animaux.

Nous avons également acheter, vacciner et distribué 28 chèvres aux bénéficiaires qui étaient prêts a en recevoir.

La semaine dernière nous somme retournés au lac Bunyoni pour nous reposer et nous avons été rejoins par Scott, Christy, Nicole, Stefanie et Stephan qui débutaient leur safari pour leur dernière semaine en Ouganda. Cette rencontre était une surprise. Nous avions fait nos adieux la journée précédente et ne pensions plus nous revoir après ces deux mois passés ensemble. Le climat paisible du lac Bunyoni nous a donné l’idée de suivre nos amis jusqu’au parc Queen Elizabeth où nous avons passé trois jours en compagnie du Dr. Siefurt, un vétérinaire qui travaille sur la faune en Ouganda depuis environ 30 ans. Il enseigne aussi à l’université de Kampala. Nous avons retracé une lionne et un léopard à l’intérieur du parc grâce à des colliers émetteurs que Dr. Siefurt avait posés sur ces animaux dans le passé. La technique était assez efficace. Par exemple, nous avons trouvé un léopard qui se trouvait à environ 40 km de notre point de départ en environ 2 heures. Le but est d’évaluer les mouvements de ces animaux et d’en trouver les raisons. Aussi, Dr. Siefurt tentait de trouver une solution afin d’éviter que les lions mangent les chèvres des paysans, mais aussi afin d’éviter que les paysans empoisonnent les lions.

Ensuite nous sommes allés dans un autre parc national, le parc de Kibale qui est réputé pour contenir une population très dense de chimpanzés. Nous avons passés environ 7 heures à observer des chimpanzés dans la jungle. J’étais un peu déçu parce que tous ce qu’ils faisaient étaient de se promener dans les arbres et manger des fruits, mais je n’ai pas eu la chance d’observer certains comportements qui auraient reflété leur intelligence développée. De plus, le prix pour cette journée était très élevé comparativement à toute activité que nous avions faite en Ouganda jusqu’à ce moment (220$ ou 550 000 shillings Ougandais).

Nous avons ensuite rejoins nos amis qui poursuivaient leur safari à Entebbe pour aller faire du Rafting sur le Nile, ce qui était très agréable. Je m’attendais toutefois à être plus secoué et tomber à l’eau plus souvent.

Nous sommes maintenant de retour à Mbarara pour les trois dernières semaines du projet d’été. Nous allons poursuivre la vaccination des chèvres et la récolte de données.

#Photo de Dr. Kent Weir