La première distribution de 35 chèvres.

Hier nous avons complété la première distribution de 35 chèvres. Celle-ci s’est déroulée comme on pouvait s’y attendre, c’est-à-dire sans imprévu. Nous pensons distribuer un peu plus d’une centaine de chèvres au cours de l’été et cela ne représentera pas une grande difficulté en se basant sur notre première distribution. Les travailleurs de la FAOC effectuent un excellent travail pour repérer les chèvres à vendre. Nous effectuons alors une première visite pour confirmer que l’âge des chèvres convient, ensuite nous faisons un examen physique général et prenons un échantillon de sang pour tester pour la brucellose. Par la suite, dépendamment du nombre de chèvres à acheter nous engageons un transporteur qui possède un camion ou nous allons chercher les chèvres avec notre Suzuki qui peut en contenir environ 7. Avant la distribution nous effectuons quelques traitements sur les chèvres tels qu’une vermifugation, un traitement contre les tiques et la parure des onglons.  Les défis sont plutôt de trouver une solution afin de lutter contre le vol des chèvres distribuées, de s’assurer que les paravets sont suffisamment consultés lors de maladies chez les animaux et qu’ils peuvent répondre à la demande.

Les journées sont assez chargées, ce qui fait que les jours et les semaines passent vite. Nous nous sommes un peu établis une routine de travail et je pense que ça ferait du bien de voyager un peu pour changer le rythme et retrouver la sensation de voyage qui était plus forte un peu plus tôt et qui rendait le tout plus excitant, jusqu’à il y a environ une semaine. Nous allons probablement partir pour le  lac Bunyoni  (un des seuls lacs où l’on peut se baigner sans risque de schistosomiase, un parasite qui pénètre la peau et qui migre dans les viscères) demain. Ceci étant dit, les paysages sont très beaux et les villages dans lesquels nous passons la majorité de notre temps correspondent à l’image bucolique que l’on peut se représenter sans jamais n’être allé en Ouganda.

De plus, ce qui est frappant est l’intérêt porté aux blancs. Dès que l’on sort de la ville, tout les gens nous saluent, même lorsque nous sommes dans notre auto, parmi plusieurs autres autos. Les enfants sont les premiers à saluer avec enthousiasme et à crier Muzungu, Muzungu! (personne blanche), mais même les adultes semblent enthousiasmés par notre présence. Les femmes dans les villages viennent nous saluer et nous remercier avec souvent beaucoup d’émotion au début et à la fin des réunions auxquelles nous assistons.

Nous avons une très bonne équipe avec Laura, Steve et Scott. Nous sommes productifs et l’ambiance est détendue. Il y a aussi plusieurs voisins canadiens sur le campus où nous habitons. Par exemple, la semaine dernière nous avons fait une petite fête où nous étions plus d’une dizaine.