«Pourquoi est-ce que tu espionnes ce chien?»

Ce qu’il y a de merveilleux dans un projet comme celui-ci, c’est la possibilité d’entrer en contact avec la population locale. Au cours des six dernières journées, une partie de notre travail consistait en des prélèvements sanguins sur les chiens à l’étude, ce qui nous a permis de rencontrer quelques propriétaires, en allant de porte en porte. Nous avons également débuté les enregistrements des chiens à l’étude, à raison de deux heures par jour pour chaque chien et ce durant trois jours. Ils sont nombreux les enfants (et parfois les adultes!) à se demander pourquoi nous sommes debout dans la rue, une caméra à la main, occupés à suivre un chien dans ses activités quotidiennes…

Malgré le froid et le vent, je trouve que cet effort de suivre un chien sur l’étendue de son territoire durant soixante minutes consécutives est des plus intéressants. En effet, en moins de trois jours d’enregistrements, nous voilà déjà familiers avec ses habitudes : qui sont ses amis canins? quelle est sa cachette préférée? quel type de nourriture préfère-t-il? à quel endroit se poste-t-il en attendant le retour de ses maîtres? C’est toute une leçon d’humilité que de découvrir la vie de ces chiens; leurs intérêts, leurs difficultés, leurs maladies et surtout leurs relations avec les humains.

Ainsi, ce rôle d’observateur (plus ou moins discret dépendant des situations!) nous place dans une position privilégiée pour envisager des pistes de solutions au problème de surpopulation canine, mais j’ajouterais qu’il contribue également à faire prendre conscience aux gens de la qualité de vie des animaux avec qui ils cohabitent.

 

Corinne